La culture pour tous

PROJET URBAIN ET PAYSAGER

RÉFLEXION SUR L’AGRICULTURE URBAINE

Concours / Mention honorable

MOA :
site : LONDRES
budget : 
surfaces : 12,5 ha
calendrier : janvier 2019
MOE : Fanny Rozé architecture

SILHOUETTE

SITUATION

CONCEPT

Présentation :
Les ambitions premières du projet sont de rendre la culture agricole accessible à tous, et d’inviter les habitants à la pratiquer et à la faire vivre, de trouver un équilibre entre masses bâties, espaces publics, espaces verts et espaces cultivés. Dans un même temps, cela permet d’interroger les problématiques liées aux usages et aux mutations sociétales. Partagée, collaborative, commune, écologique, la ville et sa gestion semblent évoluer et impacter les modes d’habiter, de travailler et de produire. C’est dans ce contexte que nous proposons « la culture pour tous ». Ce nouveau paysage urbain concilie la végétation, un ancien contexte industriel et ouvrier et un nouveau quartier en construction. L’objectif est de mettre en place des programmes mixtes qui suivent l’évolution des pratiques alimentaires. Une nouvelle façon de s’approprier l’espace public qui valorise la culture locale et réinterprète la dimension de l’habiter.
Un renouvellement perpétuel :
En prémices de ce projet, notre réflexion s’est porté sur la définition de l’agriculture urbaine = cultiver, récolter et consommer des produits selon des modes éco-responsables, au sein d’espaces libres urbains, bâtis ou non bâtis. Ce circuit d’agriculture peut se régénérer en cycle continu pour éviter les pertes et requestionner régulièrement les besoins et les produits. Ce schéma fait aussi émerger les actions à mener et les acteurs urbains qui y contribuent.
Cette organisation de production autonome peut être appliquée et développer dans n’importe quel système urbain existant, avec les adaptations aux cultures locales. L’intégration de ce principe de cycle continu et autonome au sein d’un lieu invite chaque individu à contribuer au cycle alimentaire, à consommer de manière responsable et à construire un écosystème durable.
Agir dans le cycle de la culture :
La problématique de l’agriculture urbaine contemporaine se situe dans la continuité de la quête d’un équilibre de territoire en tant que frein à l’étalement urbain. L’agriculture urbaine encourage l’approvisionnement alimentaire de proximité par le développement des circuits courts d’approvisionnement, elle est le levier du maintien de la biodiversité des territoires et contribue à la diminution des émissions de gaz à effet de serre, et peut devenir une voie d’amélioration de la qualité de vie citadine. Notre démarche s’appuie sur l’évolution des pratiques alimentaires, les nouvelles façons de s’approprier l’espace public, la valorisation d’une culture locale et la réinterprétation de la dimension de l’habiter. L’intervention de différents acteurs permet de mettre en place différents programmes d’agriculture urbaine.
Morphologie urbaine :
Le masterplan conçu pour le quartier de Nine Elms, est né à la fois d’une volonté de placer l’agriculture au centre de la vie de quartier, mais aussi par la reconnexion du tissu urbain environnant. Les axes historiques sont révélés pour relier les quartiers de part et d’autre. La présence d’un parc comestible au cœur du projet est soulignée par la création de nouveaux alignements bâtis en périphérie pour recoudre le tissu urbain. Ce bâti accueille une mixité d’usages : logements, serres verticales, conserverie, atelier de cuisine, marché alimentaire, parking… Ainsi, le parc cultivé est le liant pour l’ensemble des programmes : d’une part les logements (au sud), d’autre part les commerces, la distribution, et les ateliers d’apprentissages (au nord). Les deux zones bâties se rejoignent en un îlot en pointe qui forme une place publique.